Notre Ardenne 

Qu'advient-il :

  1. de notre qualité de vie ?

  2. de l'agriculture ?

  3. des réserves naturelles ?

  4. du tourisme ?

  5. de la chasse ?

  6. du réseau Tarpan ?

1. La qualité de vie

Une parfaite symbiose entre l'homme et la nature, un environnement et une campagne tant enviés, ne serait-il pas judicieux de vouloir les préserver ?

Une Ardenne abondante, généreuse et luxuriante, nous donne le droit de vouloir la sauvegarder !

Un cadre de vie où le bien-être de l'individu trouve encore une valeur nous incite à la plus grande vigilance.

Le critère de qualité de vie est lié, par priorité, au cadre dans lequel nous avons le bonheur d'évoluer.

N'avons-nous pas la chance de vivre dans un environnement que beaucoup de personnes nous envient encore à l'heure actuelle ? 
Environnement dans lequel la nature est encore 
un élément dominant (faune, flore, …).
Environnement dans lequel la
qualité de l'air et de l'eau est encore partiellement préservée (mais pour combien de temps ?).

Les éléments susmentionnés nous permettent de nous ressourcer et de réduire le niveau de "stress négatif" - stress générateur d'atteintes à l'équilibre mental mais aussi et surtout à l'état de santé en général (ces atteintes peuvent également être aggravées par l'introduction de diverses formes de pollutions dans notre région !).

En sera-t-il toujours de même le jour ou notre agréable région aura été transformée en un bassin industriel avec son lot de nœuds routiers et autoroutiers, le tout encerclé de cités dortoirs ?

Une bonne formule serait peut-être de proposer aux sceptiques de tous bords d'organiser, à leur attention, des " stages santé " dans des grandes villes ou sites industriels (stages en pension complète - full options) - sites ou villes n'étant pas pour autant synonyme de garantie de plein emploi - vous aviez dit miroirs aux alouettes

 

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2. L'agriculture

C'est en plusieurs dizaines d'hectares que se chiffrerait la perte directe de terres agricoles (et/ou sylvicoles) sur chacun des tracés. 

Sans parler des pertes indirectes résultant du "coup de hache" donné à travers les exploitations existantes.

Et sans parler non plus, pour les champs "rescapés", des dommages résultant de la pollution générée 

  • d'une part par le trafic lui-même (les gaz d'échappement des moteurs diesel sont à l'origine de dommages causés aux forêts et de l'acidification du sol et des eaux de surface) 

  • d'autre part  par l'entretien hivernal des nouvelles routes.

Le seul entretien hivernal de la nouvelle route entraînerait le déversement annuel de centaines de tonnes de sel, impliquant :

  • des coûts supplémentaires pour la collectivité (d'un ordre voisin de 20.000 Euros/an/km)

  • la pollution des sols de culture et des nappes phréatiques

 

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3. Les réserves naturelles

La Haute Ardenne est particulièrement riche en réserves naturelles, constituées à grands frais par les pouvoirs publics ou avec leur aide. 

Citons (pour Lierneux) les Prés de la Lienne (qui selon des estimations a coûté au minimum 600.000 Euros, soit 24 millions de FB, à la Région Wallonne) et Colanhan (à Sart), (pour Vielsalm) Grand Fond à Petit-Thier et la Grande Fange de Bihain, et (pour Gouvy) la Vallée du Glain entre Cierreux et Bovigny, ainsi que les Grandes Fagnes.

Ces réserves constituent un enjeu important pour la conservation du patrimoine naturel wallon et un attrait touristique évident.

Et voilà que ces terres protégées se trouvent menacées - directement ou indirectement - par une avancée du bitume et des pollutions diverses qu'elle engendrera !

Beaucoup de ces sites comportent des habitats et des espèces visés par les Directives Européennes et sont ou seront intégrés au réseau Natura 2000.

Certaines de ces réserves ont été financées avec des fonds européens; pour ces sites, la clause particulière suivante est reprise dans l'acte d'achat : 

La société acquéreur déclare que les terrains visés au présent acte sont acquis par elle dans un but de protection au sens des directives européennes 79/409 et 92/43, contribuant ainsi au maintien ou au rétablissement de biotopes gravement menacés, abritant des espèces en danger et revêtant une importance particulière. Elle s'engage à ne pas modifier l'utilisation des terrains, ni à les aliéner sans l'accord de la Commission Européenne.

 

Nous n’avons pas hérité la Terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants.

photo Eve Bouyer

Protéger l'environnement et la nature, c’est l’affaire de tous : les élèves de l’école communale de Petit-Thier plantent une haie dans la réserve naturelle RNOB de Grand’Fond
(29 novembre 1996)

 

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L4. Le tourisme

C'est chez nous, en Haute Ardenne, que nos nombreux voisins flamands, néerlandais, allemands, français et bien d'autres encore viennent pour retrouver le calme, la détente et les joies de la nature.

Et tout naturellement, nous leur offrons, le plus gracieusement du monde, notre nature. Nature qui, ici, est encore préservée. Un relief accidenté, des escarpements rocheux, des carrières à ciel ouvert, des tas de pierres et éboulis entrecoupés de bosquets et de mares, mais aussi des vallées verdoyantes et des prairies.

De nombreux gîtes ruraux, tous mieux aménagés les uns que les autres, dans d'anciennes fermettes, de belles bâtisses en pierre du pays. Des tables d'hôtes, dont la cuisine vaut le détour. Ou simplement, des aires de pique-nique accueillantes.

Que deviendraient ces lieux de détente à quelques pas seulement d'un zoning industriel, bruyant, polluant, au milieu d'un réseau serré de routes modernes ?

On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre ! Croire, comme IDELUX, qu'on peut mener de front le développement de l'industrie lourde et celui de l'industrie du tourisme, relève de l'ILLUSION !

 

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5. La chasse

L'Ardenne rurale est une terre de prédilection pour les chasseurs. Les locations de propriétés communales rapportent annuellement plusieurs millions de FB aux communes; quant aux propriétaires privés, ils retirent de leurs baux de 17,5 à 75 Euros (700 à 3.000 FB) par hectare. 

Or, le tracé retenu, non seulement coupera les territoires cynégétiques, au risque d'y rendre toute chasse légalement impossible (puisqu'il faut réunir 50 ha d'un seul tenant), mais ce faisant menacera gravement l'équilibre des espèces en empêchant leurs déplacements et en favorisant ainsi la consanguinité.

Dans ce cas aussi, le déficit financier serait important, aggravé encore par un appauvrissement en gibier.

 

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6. Le réseau Tarpan

Le Réseau TARPAN Lierneux-Vielsalm, membre de l'ensemble des Réseaux TARPAN wallons, est un remarquable exemple de réponse à la vocation rurale, paysagère et touristique de la région.

Lancé en 1966 avec l'aide de la Fondation Roi Baudouin, ce projet porte sur le développement d'un tourisme diffus pour usagers lents (piétons, cyclistes, cavaliers).

Il représente un entrelacement de 600 kilomètres de sentes et chemins serpentant au travers des bois et des campagnes des communes de Lierneux et Vielsalm.

L'investissement financier est de l'ordre de 125.000 Euros (5 millions de FB), sans compter l'énergie et le temps consacrés à cette réalisation par un nombre important de bénévoles.

Investissement qui serait perdu, en tout ou en partie, en cas de construction d'une route qui en recouvrirait certains tronçons et en défigurerait de nombreux autres !

 

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vous aussi, dites

 

à la liaison

 E 25 - E 42 

zoning de Burtonville

OUI au respect de la Haute Ardenne !

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